133 jours pour retrouver un boulot en Belgique. 174 pour les profils de direction. Davantage encore après 50 ans.
Six mois, parfois plus, à exister sans agenda.
On pense que le plus dur, c'est le compte en banque qui se vide, ou le regard des autres. Oui, bien sûr, mais le vrai choc, c'est la gestion du temps.
Avant, votre agenda tenait tout seul.
One-to-one, réunions d’équipe, comités, arbitrages de tous types, déplacements et j’en passe. Le temps, vous le subissiez. Et quelque part, c'était confortable.
Et puis un jour : plus rien.
Le café à 7h. Le deuxième café à 7h12. Un troisième parce que bon. LinkedIn ouvert en onglet permanent comme un tic nerveux. Et cette question lancinante :je fais quoi de ma journée ?
C'est cette absence de cadence qui use le plus.
Et c'est précisément là que se joue la réussite - ou l'enlisement - d'une transition :
✓ Poser une cadence, même sans employeur.
✓ Construire son récit, pas uniquement son CV.
✓ Choisir trois priorités, plutôt que de courir après toutes les pistes.
✓ Et surtout, être opérationnel le jour où l'opportunité se présente.
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Membre d'ExCom en transition... ou juste curieux ?
J'ai compilé un dossier : pitch de 5 minutes, red flags d'un mandat foireux, questions qui font basculer un entretien, etc.
Une trentaine de pages. Zéro blabla.
PS : Ce post n'est pas un jugement. C'est une main tendue. Si vous êtes dedans en ce moment, vous n'êtes pas seul - même si le silence de votre agenda vous raconte le contraire.
Commentaire : Les chiffres viennent de cet article de HR Square - merci à la rédaction pour cet éclairage précieux 🙏https://hrsquare.be/fr/133-jours-pour-retrouver-un-nouvel-emploi/
À lire pour aller plus loin, notamment sur les écarts selon le secteur et l'âge.
