
Sébastien Cobut
Managing Partner
Voici le CV de mes ratés. Le truc que tu ne verras probablement jamais sur LinkedIn. Enfin… sauf ici.
→ J'ai failli tripler ma 2e humanité et je me suis vu relégué en technique de qualification.
→ J’ai planté un repositionnement stratégique d’un business en souffrance (sans même voir que j’étais instrumentalisé).
→ J’ai (temporairement) perdu le soutien d’une équipe extraordinaire en voulant sur-optimiser sa performance (déjà bien au-delà de toutes les autres).
→ J'ai été 6 mois sans boulot. Une véritable leçon d'humilité que de, pour une fois, ne pas avoir été moi-même chassé.
→ Il y a des années, j'ai débauché 2 personnes au profit d'une organisation cliente qui a implosé 18 mois plus tard suite à un mélange de mégalomanie et (probablement) de malversation.
Je pourrais continuer. Je devrais peut-être.
Parce que ce qu’on rate, ce qu’on foire, ce qu’on lâche trop tôt ou trop tard - en dit souvent bien plus long que ce qu’on réussit.
Un leader, ce n’est pas un CV sans tache.
C’est quelqu’un qui sait lire ses angles morts, ses automatismes, ses zones d’ombre - sans langue de bois, sans ego mal placé. Et qui essaie, sincèrement, de faire mieux, d’être mieux.
C’est ça, la “coachability”.
Cette capacité à se remettre en mouvement.
À écouter.
À se repositionner. À évoluer.
C’est d’ailleurs ce qu’on cherche à capter dans les entretiens STARR.
Situation. Tâche. Action. Résultat. Et surtout : Réflexion.
Ce que vous auriez pu - ou dû - faire autrement.
Alors oui, on vous dira : « Ne parlez pas trop de vos échecs. » Les RH n’aiment pas ça. Les algorithmes non plus. C’est sans doute vrai.
Mais je persiste à croire que les recruteurs lucides, les investisseurs exigeants, les leaders éclairés… ne cherchent pas la perfection. Ils cherchent la lucidité.
Et vous ?
Vous mettriez quoi, tout en haut, de votre CV des ratés ? (Si vous osiez le rédiger.😉)
