
Sébastien Cobut
Managing Partner
Votre CEO ne pleure pas dans les toilettes.
Vous ne devriez pas non plus.
C'est une accroche de Laurie Ruettimann.
Elle m'a fait sourire, puis grimacer parce qu’elle dit tout d’un apprentissage que j’ai mis du temps à faire : le détachement professionnel.
J’ai longtemps cru que ma carrière, c’était moi.
Ma valeur, mon estime, mon foutu ego.
✖︎ Un « non » à une idée ? → J’entendais : « tu es nul ».
✖︎ Un manager qui ne répond pas ? → « tu n’existes pas ».
✖︎ Une réorganisation ? → « on te jette ».
Je prenais tout pour moi. Comme si chaque décision, chaque mail, chaque mot de travers était la preuve que j'étais... pas assez.
Et puis un jour, révélation : le travail, c’est sérieux. Mais ce n’est pas moi.
→ Un refus, ce n’est pas une condamnation.
→ Un budget coupé, ce n’est pas une attaque.
→ Un mail sec, ce n’est pas une gifle.
Le détachement professionnel, ce n’est pas jouer les robots émotionnels.
✓ C’est décider où tu poses ton énergie.
✓ C’est refuser de transformer chaque broutille en blessure.
✓ C’est savoir quand brancher ton cœur et quand couper le compteur avant de griller tes fusibles.
Et j’ai fini par comprendre que les bons leaders ne tiennent pas parce qu’ils sont blindés.
Ils tiennent parce qu’ils savent quoi laisser entrer. Et surtout quoi laisser dehors.
Alors voilà : aujourd’hui, je ne pleure plus dans les toilettes. 😉
PS : Et sinon pour le ref visuelle, est-ce que vous aimez le Caravage autant qu'il me fascine?
