
Sébastien Cobut
Managing Partner
Trois profils envoyés le lundi. Réponse du client : trois semaines plus tard. Candidats encore disponibles : un.
Ce scénario, nous le vivons plus souvent que nous ne voulons l'admettre.
Parfois, c'est un vrai besoin de réflexion. Parfois, c'est de la négligence : un mail lu, jamais traité, un recrutement qui glisse sous l'urgence du jour.
Mais le plus souvent, c'est un problème de collaboration.
→ Le directeur attend l'avis du CEO, qui attend celui du DRH.
→ Personne n'a été clairement désigné pour trancher.
→ Les critères n'ont jamais été alignés, donc chaque profil rouvre le débat sur le poste lui-même.
En face, il y a des dirigeants en poste, souvent convaincus de haute lutte, qui ont engagé du temps et pris un vrai risque de confidentialité. Chaque semaine de silence refroidit leur intérêt et ouvre la porte aux contre-offres comme aux approches concurrentes.
Et notre silence leur dit déjà quelque chose de l’entreprise qu’ils pourraient rejoindre.
Les laisser dans le flou, c’est manquer de considération à leur égard. C’est aussi abîmer la réputation de l’entreprise : un dirigeant qu’on a laissé en suspens s’en souvient. Et il en parle.
Je prends aussi ma part.
Si le cadre est flou au départ, c’est également ma responsabilité. À moi de poser les questions avant que les premiers profils soient présentés.
Alors avant de lancer une recherche, je demande toujours :
→ Qui décide, et qui est consulté.
→ Sous quel délai chaque profil reçoit un retour.
→ Quels engagements nous prenons de part et d’autre pour tenir ce calendrier.
→ Et surtout, le rétro-planning est fixé en début de processus (y compris le moment des rencontres des candidats short listés).
Anticiper, répondre vite, ce n'est pas se précipiter, c’est faire gagner du temps à toutes les parties.
Et c'est respecter ceux qui ont accepté de jouer le jeu. 🙏
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