
Sébastien Cobut
Managing Partner
Les entreprises me paient des milliers d'euros pour trouver la perle rare. Et pourtant, elles négligent un levier déterminant.
Elles investissent massivement dans leur marque employeur. Elles sélectionnent les outils les plus performants. Elles professionnalisent leurs recruteurs. Elles structurent les process, calibrent les grilles, objectivent les critères.
Magnifique.
Puis arrive le moment décisif.
Celui où tout peut se jouer ou se déliter.
→ Le hiring manager qui transforme un entretien structuré en discussion improvisée.
→ Le dirigeant qui revendique “le feeling” comme méthode d’évaluation.
→ Le membre du comité qui surgit en fin de parcours avec une question hors cadre et fragilise trois semaines de travail méthodique.
La plupart du temps, ils n’y peuvent rien. Ils n’ont juste pas été préparés.
Juste un "tu viens mardi ?" et on attend d’eux un pouce levé ou baissé à la sortie.
Coût d'un mauvais recrutement ?
Les statistiques oscillent entre 1 à 4,5 fois le salaire annuel. Le coût est directement corrélé au niveau de séniorité dans l'organisation et grimpe au plus haut au sein de l'ExCom. Mais ça, c'est la partie sexy du désastre. La vraie facture ? Le temps perdu, les projets qui prennent l'eau, la crédibilité managériale fragilisée, le moral qui s'effrite et j'en passe.
La qualité d'un recrutement ne dépassera jamais la compétence du décideur le moins préparé dans la chaîne.
Jamais. 😊









