Imagine qu'on récompense Messi en le nommant entraîneur. Tu trouves ça idiot ? C'est pourtant ce qu'on fait tous les jours en entreprise.
Le scénario est toujours le même.
Tu es un excellent expert ? Bravo. Voici une équipe.
Tu veux progresser, gagner plus, être reconnu ? Bravo. Voici une équipe.
Et si tu veux juste continuer à exceller dans ton métier ? Ah… 🫥 Là, soudain, plus de plan de carrière. Plus d'augmentation significative. Plus de « next step » dans l'entretien annuel.
Comme si rester expert, c'était stagner. Comme si la seule manière d'avoir de la valeur, c'était d'avoir une équipe.
On a confondu deux choses qui n'ont rien à voir :
→ progresser dans son métier
→ encadrer des humains
Le résultat est connu. On promeut des experts brillants qui deviennent des managers médiocres. Et on perd, dans la foulée, l'expert qu'ils étaient.
Double peine.
Pourtant, ailleurs, on fait autrement.
Dans certaines boîtes - souvent tech, souvent anglo-saxonnes - une autre échelle existe. On l'appelle la dual ladder. D'un côté la voie managériale, de l'autre la voie experte. Mêmes niveaux de reconnaissance, de rémunération, d'influence. Un Principal Engineer y pèse autant qu'un VP.
Autre option. Et elle est belge.
Chez I-care - la licorne dirigée par Fabrice Brion, élu manager de l'année - personne n'a de N+1. Chacun a trois N+1/3.
Le raisonnement est limpide.
On demande tout aux middle managers : l'humain, le technique, le financier. Trois métiers dans une seule fonction. Trois talents différents qu'on attend d'une seule personne. Forcément, ça coince. Et quand ça ne coince pas, c'est qu'on a trouvé Superman - qu'on s'empressera vite de promouvoir ailleurs.
Alors I-care a découpé le rôle en trois.
→ Les Team Leaders s'occupent uniquement de l'humain.
→ Les Directeurs portent la performance technique.
→ Les Officers tiennent le financier.
Chaque collaborateur a trois N+1/3, un par dimension. Plus de Superman introuvable. Plus d'expert sacrifié pour boucher un trou managérial. Plus de promu pris en otage par un poste qu'il n'a pas choisi.
Turnover sous les 2 %.
Il serait peut-être temps de dire une vérité que beaucoup d'entreprises évitent encore :
✖︎ Tout le monde ne veut pas manager.
✖︎ Tout le monde ne doit pas manager.
✖︎ Et personne ne devrait avoir à manager sur tous les fronts à la fois.
On peut faire une carrière magnifique sans jamais encadrer personne. Ou en n'encadrant qu'un tiers.
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