Oussama Ammar a mis une baffe à un gosse de quartier. Et je crois que c'est le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire.

La scène se passe après une conférence.

Un jeune l’aborde : "Il nous faut 50K€, on fait comment ?" Oussama aurait pu esquiver.

Au lieu de cela, il l’a démonté.

→ "Tu es agressif, tu présentes mal, tu as une tête d'arabe. Tu as à peu près tout ce qui fait qu'on n'a pas envie de te donner de l'argent."

→ "Le seul moyen de faire de l'argent, c'est d'avoir une compétence rare. Vendre. Produire. Expliquer. Gérer. Manager."

→ "La vie, c'est comme un jeu de rôle. Toi, tu pars avec plein de points négatifs. Très bien, gagne des skills, fais des quêtes secondaires."

Le jeune, venu en mode confrontation, finit par lâcher :

"Tu m'as ouvert les yeux."

Alors oui, Oussama Ammar est controversé. Trop binaire, trop centré sur le fric et j’en passe. Sa grille à 5 compétences zappe au passage des pans entiers de l'humanité - soigner, relier, transmettre, apaiser. Sans parler de la tête d’arabe, que j’ai failli supprimer du post.

Mais il fait ce que peu de gens osent encore faire.

Il y va cash.

Dans beaucoup d’organisations, on a oublié comment on fait. Le feedback est devenu un exercice de style. Sandwich, méthode DESC, formulation "non-violente". Et au bout du compte, des messages tellement lissés que le collaborateur ressort sans avoir entendu l'essentiel.

Le feedback qui transforme tient en trois choses :

→ Du courage. Parce qu'on prend le risque de déplaire.

→ De la précision. Parce qu'on nomme, on ne suggère pas.

→ De l'amour. Le vrai. Celui qui veut le bien de l'autre, pas son confort.

PS : Le feedback mou n'épargne personne. Il abîme celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

PSS: La vidéo https://www.youtube.com/watch?v=mf2RKG1BJ2Q. Qu'en pensez-vous?